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Comment Axelor intègre l’IA dans ses processus métier : la révolution du développement assisté

L’intelligence artificielle ne cesse de transformer nos méthodes de travail, et le secteur du développement logiciel n’échappe pas à cette mutation profonde. Chez Axelor, nous avons toujours placé l’innovation au cœur de notre stratégie, convaincus que les outils que nous créons pour nos clients doivent d’abord nous servir à améliorer nos propres processus. C’est dans cet esprit que nous avons développé et déployé la commande /develop, une fonctionnalité qui marque un tournant décisif dans notre approche au développement d’applications d’entreprise.

Cette innovation n’est pas simplement un gadget technologique de plus. Elle représente une véritable refonte de notre manière de concevoir et de produire du code, en plaçant l’intelligence artificielle au service de l’efficacité tout en préservant l’expertise humaine là où elle compte vraiment. Après plusieurs mois d’utilisation en conditions réelles, les résultats dépassent nos attentes initiales et confirment que nous avons trouvé le bon équilibre entre automatisation et contrôle humain.

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Des gains de productivité qui changent la donne

Les chiffres sont éloquents et témoignent d’une transformation radicale de nos capacités de développement. Sur des projets réels, nous constatons des accélérations spectaculaires qui auraient semblé impossibles il y a encore quelques années.

Prenons l’exemple du module Guardian, un composant essentiel de notre écosystème. Avec les méthodes classiques de développement, nos équipes estimaient à un mois complet le temps nécessaire pour livrer une version production-ready. Grâce à /develop, ce même module est désormais développé en seulement 3 jours, soit un gain de productivité multiplié par 10. Et il ne s’agit pas d’un prototype ou d’une preuve de concept : le code généré respecte nos standards de qualité et passe par toutes les étapes de validation habituelles.

Le module Tenant-manager, plus complexe et initialement planifié sur 3 mois, a été livré en 2 semaines. Une accélération d’un facteur 6 qui libère des ressources considérables pour d’autres projets stratégiques. Quant au Collaboration-connector, son développement est passé de 2 mois à 5 jours, un gain de temps multiplié par 12 qui illustre particulièrement bien le potentiel de cette approche sur des modules à forte composante répétitive.

Ces résultats ne relèvent pas de la chance ou d’un cas isolé. Ils sont le fruit d’une méthodologie mûrement réfléchie qui s’appuie sur une compréhension fine de ce que l’IA fait bien, et de ce qui doit rester du ressort de l’intelligence humaine.

Une architecture de développement structurée

Au cœur de /develop se trouve un workflow structuré qui organise le processus de création d’un module de manière progressive et maîtrisée. Cette approche permet de transformer un travail potentiellement complexe en une succession d’étapes claires, compréhensibles et contrôlées.

Dès le démarrage du processus, le développeur dispose d’une vision détaillée de l’architecture du module, des grandes orientations retenues et des points de validation clés. Avant toute génération de code, cette vue d’ensemble lui permet de se projeter, d’anticiper les besoins et de s’assurer que la direction prise correspond pleinement aux attentes fonctionnelles et métier.

Tout au long du workflow, le développeur reste pleinement impliqué. Il n’assiste pas passivement à une génération automatique de code : il intervient régulièrement pour valider, ajuster ou corriger les propositions produites. Il peut confirmer la continuité du travail, demander des ajustements ciblés, relancer une étape avec une approche différente ou ignorer certains éléments lorsqu’ils ne sont pas pertinents dans le contexte du projet.

Ce niveau de contrôle est essentiel. Il garantit que le code produit reste aligné avec les besoins métier, évite les dérives et assure au développeur une vision claire et continue de ce qui est créé. La validation humaine joue ici un rôle central, en maintenant l’intelligence artificielle dans une posture d’assistance et non de décision autonome.

À l’issue du workflow, le code généré est directement exploitable en production. Contrairement à des approches limitées au prototypage, /develop vise la production de code conforme aux standards Axelor, prêt à être intégré dans la base existante sans refonte. Cette approche marque la différence entre une simple automatisation et une véritable solution de développement assistée par IA, pensée pour des projets d’entreprise réels et durables.

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Des garde-fous automatiques pour garantir la qualité

L’un des défis majeurs du code généré automatiquement réside dans la garantie de sa qualité et de sa conformité aux standards en vigueur. Chez Axelor, nous avons développé un écosystème avec des conventions précises, des patterns établis, et des normes de qualité non négociables. Il était hors de question que l’introduction de l’IA nous conduise à accepter du code de moindre qualité sous prétexte de gains de productivité.

C’est pourquoi nous avons intégré de nombreuses validations automatiques qui s’exécutent systématiquement sur le code généré. Ces garde-fous constituent un filet de sécurité multi-couches qui intercepte les erreurs potentielles avant même qu’elles n’atteignent le développeur.

La vérification de la structure XML selon le schéma officiel Axelor (XSD) constitue la première couche de validation. Tous nos fichiers de configuration respectent un schéma strict qui définit les éléments autorisés, leur hiérarchie, et leurs attributs. Le système vérifie automatiquement que le XML généré est non seulement bien formé, mais surtout conforme au schéma Axelor, garantissant ainsi qu’il sera correctement interprété par la plateforme.

Les conventions de nommage font également l’objet d’une attention particulière. Le code généré respecte les standards PascalCase pour les classes, camelCase pour les méthodes et variables, et snake_case là où c’est approprié. Ces conventions ne sont pas de simples préférences esthétiques : elles facilitent la lecture du code, son maintien, et sa compréhension par tous les développeurs de l’équipe.

La validation sémantique va plus loin en vérifiant la cohérence des relations entre entités, la pertinence des index créés, et la logique des attributs définis. Le système s’assure par exemple qu’une relation bidirectionnelle est correctement déclarée des deux côtés, qu’un index composite porte bien sur des champs existants, ou qu’un attribut référence un type de données cohérent avec son utilisation.

Le style Java fait l’objet d’une vigilance particulière. Le code doit respecter les conventions Axelor, éviter l’utilisation d’emojis dans le code source, et être rédigé en anglais. L’utilisation systématique de l’anglais, même pour des projets destinés à des marchés francophones, garantit une meilleure interopérabilité et facilite les contributions de développeurs internationaux.
Enfin, les commits générés suivent la convention Conventional Commits, un standard largement adopté qui structure les messages de commit de manière cohérente et facilite la génération automatique de changelogs et la compréhension de l’historique du projet.

Une philosophie de répartition intelligente des responsabilités

La véritable innovation de /develop ne réside pas tant dans l’utilisation de l’IA que dans la manière dont nous avons pensé la répartition des tâches entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine. Notre approche repose sur un principe simple : confier à chacun ce qu’il fait le mieux.

L’IA excelle dans la génération de code répétitif et structuré. Elle prend donc en charge la création du boilerplate, ces dizaines ou centaines de lignes de code nécessaires mais peu stimulantes intellectuellement : les domaines avec leurs attributs standards, les vues CRUD classiques, les services de base avec leurs méthodes courantes. Elle génère également la structure et les squelettes, créant l’ossature du module avec tous les fichiers nécessaires, correctement organisés et interconnectés. Le code répétitif, ces boucles, vérifications et traitements standard qui parsèment tout projet, est également délégué à l’IA. Enfin, les tests unitaires de base, ceux qui vérifient le comportement nominal des méthodes simples, sont générés automatiquement.

Le développeur, libéré de ces tâches chronophages mais nécessaires, peut concentrer son énergie et son expertise sur ce qui crée vraiment de la valeur. La logique métier complexe, celle qui demande une compréhension fine des processus d’entreprise et des cas d’usage spécifiques, reste entièrement de son ressort. La validation de l’architecture à chaque phase lui permet de s’assurer que la direction prise est la bonne et que le module s’intégrera harmonieusement dans l’écosystème existant. Les cas limites et l’intégration, ces aspects délicats qui font souvent la différence entre un module qui fonctionne en théorie et un module robuste en production, bénéficient de toute son attention.

Cette répartition n’est pas figée. Au fil des phases, le développeur peut reprendre la main sur certains aspects, affiner ce que l’IA a généré, ou au contraire lui déléguer des tâches supplémentaires. La flexibilité du système permet de s’adapter au contexte spécifique de chaque projet et aux préférences de chaque développeur.

Un contrôle total qui rassure et responsabilise

L’une des craintes légitimes face à l’automatisation est la perte de contrôle. Nous avons tous en tête des exemples d’outils qui, sous prétexte d’efficacité, enferment l’utilisateur dans une logique dont il ne peut plus sortir. Avec /develop, nous avons fait le choix inverse : maximiser le contrôle du développeur tout en lui apportant les bénéfices de l’IA.

Ce contrôle s’exerce à plusieurs niveaux. D’abord, les validations automatiques sur le code généré garantissent que rien de non conforme ne passera inaperçu. Structure, nommage, sémantique, style et commits sont systématiquement vérifiés, créant un socle de qualité non négociable.
Ensuite, la validation humaine à chaque étape transforme le développeur en chef d’orchestre du processus. Il n’est pas un simple valideur qui appuierait mécaniquement sur “OK”, mais un acteur qui évalue, compare, et décide. Cette position active maintient l’engagement du développeur et garantit que le code produit correspond réellement aux besoins.

La possibilité d’approuver, d’itérer ou de rejeter le travail de l’IA à chaque phase offre une granularité de contrôle rarement vue dans les outils d’automatisation. Si une phase génère un résultat qui ne convient pas tout à fait, pas besoin de tout recommencer : une itération suffit pour affiner le résultat. Cette souplesse évite la frustration et maintient la productivité à un niveau élevé.

Enfin, la répartition claire des rôles entre l’assistant intelligent et l’expertise humaine crée un cadre rassurant. Chacun sait ce qui relève de l’IA et ce qui relève du développeur, ce qui évite les zones grises et les interrogations permanentes sur “qui fait quoi”.

Les bénéfices concrets pour votre organisation

Au-delà des aspects techniques, /develop génère des bénéfices tangibles qui impactent directement la performance des organisations qui l’adoptent.
Les gains de productivité substantiels, déjà évoqués, permettent de livrer plus rapidement sans sacrifier la qualité. Dans un contexte où le time-to-market est souvent un facteur critique de succès, cette accélération peut faire la différence entre un projet qui réussit et un projet qui arrive trop tard sur son marché.

Le maintien de la validation et du contrôle humain rassure les équipes et les directions techniques. L’IA n’est pas perçue comme une menace qui viendrait remplacer les développeurs, mais comme un outil qui décuple leurs capacités. Cette perception positive facilite l’adoption et maximise les bénéfices.

La qualité du code garantie par les nombreuses vérifications automatiques réduit la dette technique. Le code généré respecte les standards, ce qui facilite sa maintenance future et réduit les coûts à long terme. Il n’est pas rare que du code produit rapidement génère des problèmes coûteux quelques mois plus tard. Avec /develop, cette crainte est largement atténuée.

Enfin, le focus sur la valeur métier transforme le quotidien des développeurs. Libérés des tâches répétitives, ils peuvent se consacrer aux défis intellectuellement stimulants, à la résolution de problèmes complexes, et à l’innovation. Cette évolution du rôle améliore la satisfaction au travail et favorise la rétention des talents.

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Une vision de l’IA au service de l’humain

La commande /develop incarne notre vision de ce que doit être l’intégration de l’intelligence artificielle dans le développement logiciel : une collaboration intelligente où chaque acteur apporte ses forces sans empiéter sur le domaine de l’autre.

L’IA n’est pas là pour remplacer le développeur, mais pour le libérer des contraintes qui l’empêchent d’exprimer pleinement son potentiel. Elle ne prend pas de décisions stratégiques, elle exécute efficacement les tâches répétitives. Elle ne conçoit pas l’architecture globale, elle matérialise rapidement les choix du développeur.

Cette approche équilibrée nous permet d’offrir à nos clients, partenaires et équipes internes un outil qui combine le meilleur des deux mondes : la rapidité et la rigueur de l’automatisation, alliées à la créativité et au jugement de l’intelligence humaine.

Chez Axelor, nous continuerons à explorer les possibilités offertes par l’IA tout en restant fidèles à nos valeurs : placer l’humain au centre, garantir la qualité, et n’adopter les nouvelles technologies que lorsqu’elles apportent une réelle valeur ajoutée. La commande /develop n’est qu’une première étape dans cette direction, et nous avons hâte de partager avec vous les innovations qui suivront.